Les vestiges de la guerre

La batterie du brulay – l’une des plus importantes du Cotentin

La guerre 1939-1945 a laissé un souvenir impérissable en raison de quatre années d’occupation et une empreinte durable sur le paysage et l’environnement. C’est entre les deux guerres que la Marine Française a commencé à organiser la “défense passive”. La batterie du Brulay, connue sous l’occupation sous le nom de “batterie Seeadler”, consistait en un ensemble de quatre canons de 17.4 cm en encuvement et d’un poste de direction de tir, que l’on appelle aujourd’hui “l’observatoire”.

Batterie Ostek

C’est surtout à partir de 1942, que l’énorme système défensif édifié par l’occupant allemand, a profondément modifié l’aspect de la côte. Ce sont deux voies ferrées étroites entre la Mondrée et le Port Lévi d’une part, entre la gare et Gonneville, d’autre part. Elles vont servir au transport de tonnes de gravier, de sable, de ciment, de ferraille destinées à la défense du littoral. Comme alors sur les landes de Fermanville et Carneville, la construction de l’ouvrage Osteck, extrémité orientale de la ceinture fortifiée de Cherbourg (Hauptkampt linie), véritable modèle du genre, selon INGOUF : une cinquantaine de blockhaus, plusieurs batteries anti-aériennes, un hôpital souterrain, etc. Un véritable arsenal défensif

Batterie Hambourg