Nature et espaces naturels

La Flore

Ajonc et bruyère
Ajonc et bruyère

Le site de la Pointe du Brick présente une mosaïque de peuplements forestiers : landes, futaies et taillis. Les feuillus se sont bien développés au creux des vallons et sur leur versants (chênes sessile et rouvre, hêtre, bouleau), bien souvent à partir d’un ancien taillis, comme en témoignent les vieilles souches. Les résineux sont représentés par les pins maritimes sur le sommet du plateau. Leur différence de taille est directement liée à la résistance des individus aux incendies. Les plus jeunes sont issus de la régénération naturelle. Cependant, ce sont les landes à fougères, ajoncs et bruyères qui occupent la plus grande superficie du site. La Lande s’identifie dans le paysage par le pourpre des bruyères, intimement mélangé au jaune des ajoncs. La fausse bruyère (ou callune), la bruyère cendrée et la bruyère à balai s’y développent également.

Fauvette pitchouLa Faune

La lande présente une diversité biologique intéressante. Les espèces animales recensées sur le site sont le Triton crêté, amphibien de grande raréfaction vivant dans les mares à végétation aquatique dense, des chauves-souris tels le Grand rhinolophe et le Grand murin (espèces inscrites à l’annexe II de la directive Habitat) et des amphibiens tels le Crapaud accoucheur et le Crapaud calamite (espèces inscrites à annexe IV de la directive Habitats). De nombreuses espèces de reptiles et d’oiseaux sous protection nationale sont également présentes. Ainsi, le site accueille des oiseaux intéressants tels le Coucou, l’Engoulevent et la Bécasse (halte migratoire). Deux groupes cohabitent sur le site : les oiseaux inféodés à la lande tels la Fauvette grisette, la Fauvette à tête noire, le Pouillot fitis, la Linotte mélodieuse et la Fauvette pitchou d’une part et les oiseaux inféodés aux bois tels le Pinson des arbres, le Troglodyte, les mésanges et la Buse variable d’autre part. Les ruisseaux abritent des truites. Le projet européen Heath (France, GB et Pays-Bas) vise à assurer la conservation des landes atlantiques, qui depuis 50 ans ne cessent de régresser, en mettant en place une gestion durable de celles-ci reposant sur 3 axes : maintien de la diversité écologique, maintien ou retour à un usage agricole et développement des usages touristiques. Dans ce cadre, afin de valoriser les landes de la Manche auprès des locaux et des touristes, le SyMEL envisage la création de sentiers d’interprétation.

Le marais arrière littoral

Le Marais de Tocqueboeuf qui s’étend sur 2 communes Fermanville et Cosqueville, a une surface d’environ 23 ha. Ce site est géré par le Syndicat Mixte “espaces littoraux” de la Manche (SyMEL).
La zone est composée d’un mince cordon dunaire, d’une roselière, de prairies humides sillonnées de fossés et de prairies sèches. La zone humide arrière-dunaire est alimentée par deux ruisseaux.

Intérêt du site pour la faune

Bruant des roseaux
Bruant des roseaux

Le marais est intéressant :
– Pour la nidification de différentes espèces: le vanneau huppé, le canard colvert et aussi les oiseaux nichant dans la roselière tel le bruant des roseaux
– Pour l’hivernage, notamment de la bécassine des marais.
– En halte migratoire : présence de courlis corlieu d’avril à juin.
On y remarque également la présence régulière de prédateurs comme : la buse variable, le faucon crécerelle, héron cendré, couleuvre à collier, vipère péliade, renards, ce qui peut indiquer la présence de nombreuses proies.

Intérêt du site pour la flore

Myrtil
Myrtil

Le site est de haute importance puisqu’il contient de nombreuses plantes protégées. Celles-ci sont surtout localisées dans les zones humides les plus basses.  Les fleurs plus banales des prairies sèches et des haies sont très intéressantespour les papillons : le Myrtil et la Mégère sur les graminées, l’Amaryllis sur les ronces, etc. Un suivi des populations animales et végétales est effectué par le Symel.